Assurance chômage: négociation à haut risque sur contrats à court terme

Les employeurs ont tenté mercredi d'échapper à la volonté des syndicats d'imposer un "bonus-malus" à Emmanuel Macron pour endiguer l'inflation des contrats courts, promettant des "propositions" alternatives qui seront discutées lors d'une réunion le 22 janvier ça casse ", selon la CFDT.

Lors de la sixième réunion de négociations sur la réforme de l'assurance-chômage, l'affrontement annoncé "ne s'est pas produit" sur cette question qui électrise depuis des années les relations entre syndicats et partenaires sociaux, a reconnu Michel Beaugas (FO).

Tout est donc "remis" au 22 janvier.

"Ce sera la séance de la dernière chance sur les contrats courts", a prévenu Denis Gravouil (CGT). "Nous serons tous de retour sur le mur le 22", a admis Jean-François Foucard (CFE-CGC). "Les 22, ça passe ou ça casse", a ajouté Marylise Leon (CFDT).

Afin de réduire le recours aux contrats à court terme – les contrats à durée déterminée à court terme multipliés par 2,5 au cours des 20 dernières années – "nous avons proposé de réfléchir à deux domaines de travail: les mesures visant à garantir l'accès à l'emploi et à assurer le cheminement de carrière ", a déclaré Hubert Mongon, représentant du Medef.

Les employeurs ont promis des propositions pour la réunion du 22 janvier. Ses représentants fourniront également un document, accompagné de chiffres justificatifs, justifiant leur opposition au "bonus-malus", c’est-à-dire la possibilité de faire varier les contributions de l’employeur en fonction du taux de résiliation du contrat de travail ou de sa durée. du contrat, selon les versions.

"Il est important d'arrêter de secouer le chiffon rouge", a déclaré Patrick Liebus (U2P, artisans et professionnels).

M. Mongon n'a pas détaillé ses "propositions alternatives", ne citant que l'exemple du développement de groupes d'employeurs permettant à un employé d'avoir plus de travail.

Mercredi matin, sur RTL, le président du Medef, Geoffroy Roux de Bezieux, avait proposé de donner "la priorité d'embauche à durée indéterminée aux personnes qui enchaînent des contrats à durée déterminée dans la même entreprise", précisant que la mesure pourrait s'appliquer à partir de la séquence de "deux CDD".

Les employeurs veulent également s’appuyer sur les accords conclus ces dernières semaines dans six secteurs professionnels (propreté, métallurgie, commerce, etc.). Ces accords sont "destinés à servir de source d'inspiration: le site CDI réduira le délai d'attente entre deux contrats à durée déterminée", a-t-il déclaré.

– porte non fermée –

Si les syndicats ne sont pas dupes de la stratégie de l’employeur pour échapper au bonus-malus (appelé "smokiness" par la CGT), ils ne ferment pas la porte et ne font pas leurs propres propositions le 22 janvier.

Le Medef est "ouvert à des propositions, peut-être pas à celles que nous attendons (…). Nous examinerons la fin si cet accord est équilibré", a déclaré Michel Beaugas, ajoutant qu'il était mandaté pour "négocier le bonus malus à court terme. contrats ".

"La bonne nouvelle est que le bonus malus n'est pas enterré", a déclaré Marylise Leon (CFDT). Mais, a-t-elle averti, "vous ne pouvez pas vouloir être dur pour les demandeurs d'emploi et flexible pour les affaires".

"Étudions les alternatives si elles sont intéressantes", a accepté Eric Courpotin (CFTC), mais "pour le moment, il n'y a rien de cohérent".

Initialement, les partenaires sociaux avaient jusqu'au 25 janvier pour négocier. Mais au milieu de la crise des vestes jaunes, ils ont demandé un délai supplémentaire, ce que le gouvernement a accepté.

Emmanuel Macron – qui avait lui-même rouvert ce site avant l'été à la surprise générale – a de nouveau expliqué lors de son souhait que "les règles d'indemnisation du chômage doivent être profondément modifiées, afin d'encourager davantage le retour au travail".

Dans le cadre de la négociation de cette nouvelle convention, le gouvernement a annoncé une économie totale de 3 à 3,9 milliards d'euros sur trois ans. En fin de compte, s’il n’est pas satisfait des négociations, l’État prendra la plume.

afp

Et aussi

Fièrement propulsé par WordPress | Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :