Assurance chômage: ce que les employeurs proposent d'éviter un conflit

Ça va ou ça casse. Réaffirmé par Emmanuel Macron lors des voeux du Nouvel An, la réforme de l'assurance chômage entre dans un moment crucial. Les syndicats et les employeurs se retrouvent mercredi pour la sixième fois séance de trading à l'ordre du jour le sujet qui leur oppose le plus: la réglementation des contrats courts. "Nous saurons à la mi-janvier si un accord est possible ou non"confirme l'un des négociateurs de la partie syndicale.

Après un premier tour de chauffe consacré à la gouvernance de l’Unédic, aux obligations de Pôle emploi puis divertissement intermittent , les partenaires sociaux se sont séparés avant Noël très partagés sur la question de l’épargne dans les dépenses du régime d’assurance chômage.

Livrer des économies

Le gouvernement a imposé une fourchette de 1 à 1,3 milliard de dollars sur 35 milliards d'indemnités versées par an. Pour répondre à cette exigence, les employeurs mettent sur la table un certain nombre de pistes , le plus décrié est d’aligner la période de paiement sur la période d’acquisition.

Pour économiser de l’argent, pourquoi ne pas encore perdre quelque chose, sinon la probabilité d’un accord sera minime. C’est l’enjeu de la séance de ce mercredi sur les contrats (temporaires ou temporaires) de moins d’un mois dont le nombre a explosé et qui coûtent environ 2 milliards d’euros par an, hors intermittente, Unédic. Pire encore, près des deux tiers ne sont pas isolés car ils se manifestent par des relations suivies entre un employeur et un employé.

Négociations branche par branche

Pour mettre fin à cette situation précaire qui affecte 400 000 personnes, les syndicats veulent imposer un mécanisme de type bonus-malus en augmentant le taux de cotisation au chômage des employeurs qui en abusent et en le diminuant pour les employeurs vertueux. C'est d'ailleurs une promesse de campagne d'Emmanuel Macron.

Les employeurs ne veulent pas en entendre parler. Au lieu de cela, il fait référence à des négociations branche par branche, conformément au document-cadre de négociation du gouvernement, signe de sa division sur le sujet, ne mentionne pas la menace d'un bonus-malus.

Le problème est que le nombre d'accords anti-précaires reste très faible . Surtout, aucun n’est concerné par les industries inscrites sur la liste noire, en particulier l’hôtellerie et la restauration.

Une autre négociation élargie

Pour éviter un conflit, les employeurs & # 39; Le camp proposera aux syndicats de renvoyer le sujet à une autre négociation interprofessionnelle, qui se déroulerait parallèlement à celle de l'assurance-chômage, pouvant même dépasser quelques semaines, selon nos informations.

Pourquoi une autre négociation plutôt qu'un ajout de sessions? Parce que son champ d'action serait élargi pour accéder au marché du travail en général, en particulier aux plus éloignés. Parmi les sujets traités devraient figurer les délais de carence entre deux contrats à durée déterminée, les seuils d’heures supplémentaires pour le travail à temps partiel ou les contrats à durée déterminée habituels. Et c'est à l'issue des deux négociations que les partenaires sociaux jugeront de la possibilité de signer ou non.

Roux de Bézieux veut la "priorité à l'embauche en contrat à durée indéterminée" pour les salariés ayant enchaîné les contrats à durée déterminée

Le président du MEDEF a proposé ce mercredi matin de donner "la priorité d'embauche en contrat à durée indéterminée aux personnes qui ont enchaîné des contrats à durée déterminée dans la même entreprise". "Nous voulons aider les personnes qui ont enchaîné les contrats courts à occuper un poste plus long", a déclaré Geoffroy Roux de Bezieux sur RTL, précisant que la mesure proposée pourrait s'appliquer dès la séquence des "deux CDD".

Alain Ruello

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