Grand débat, programme de réformes: l'offensive consécutive de l'exécutif

C’est la tradition: les membres du gouvernement se réunissent le matin au ministère de l’Intérieur, place Beauvau, avant de traverser la rue pour se rendre à l’Elysée et tenir leur premier conseil de l’année.

Une stratégie offensive

"Reprendre l'initiative et ne plus souffrir": telle est la ligne de conduite établie par le duo de l'exécutif contraint depuis août de réagir au cas de Benalla, de parer à la hâte aux démissions de ministres en vue (Hulot, Collomb ), enfin, à prendre des mesures d’urgence pour éteindre la crise des vestes jaunes.

La stratégie contre les actions des campeurs des carrefours giratoires a changé: "C’est suffisant", a déclaré le président lors de ses vœux. L'offensive ne sera pas limitée à ce sujet.

Un calendrier de réformes

Car l'objectif de ce retour en deux temps (Conseil des ministres ce vendredi, séminaire de mercredi avec distribution de la feuille de route), c'est de remettre en avant les réformes. "Pour lequel nous avons été élus", rappelle l'eurodéputée LREM Yvelines, Aurore Bergé.

Le programme de réforme est "protégé" par les mots d'un ministre: la loi sur la mobilité, en principe pas compliquée, et confiée au Sénat en première lecture pour accélérer les choses; un nouveau système d'assurance chômage sur lequel les syndicats et les employeurs ne sont pas d'accord; la réorganisation de l'état avec 50 000 emplois à éliminer; alignement des régimes de retraite; la loi de bioéthique avec procréation médicale assistée pour toutes les femmes attendue au tour par les aînés de la Manif pour toutes; le sujet de la laïcité avec la gestion du culte musulman risque d'attendre jusqu'en 2020.

"Nous entrons dans le dur", a déclaré le ministre de l'Economie, Bruno Mayor.

Une priorité: le "grand débat"

Emmanuel Macron enverra via la presse à la mi-janvier une "lettre aux Français" pour "encadrer les thèmes du débat". Prévu pour la mi-mars, il vise à présenter les propositions des citoyens, y compris les vestes jaunes, sur quatre thèmes: la transition écologique, la fiscalité, la démocratie et la citoyenneté et la réforme de l'État.

Le chef de l'Etat s'est placé en première ligne, dans les treize régions françaises. Ils sont prêts à jouer.

Un bon point pour le gouvernement? Pas facile. Selon nos informations sur les premières plaintes dans les communes rurales et les petites villes, deux revendications dominent: l'élimination de l'ISF et la révision de la vitesse de 80 km / h sur les routes départementales. Deux lignes rouges pour le gouvernement.

Le RIC, outil ou piège?

L’introduction des citoyens & # 39; initiative référendums (RIC) est un appel aux vestes jaunes pour une démocratie plus directe et participative. Le grand débat est un moyen d'éviter ces référendums et de préserver une démocratie représentative avec les organes intermédiaires élus, organisations professionnelles, médias …

Mais le piège peut également devenir un outil pour le gouvernement, qui peine à lancer sa réforme institutionnelle visant à réduire le nombre de parlementaires et à introduire la représentation proportionnelle.

L'Europe jamais oubliée

A l'approche des élections européennes du 26 mai, le président a l'intention de proposer aux Français "un projet européen renouvelé" contre les "populistes nommés" d'extrême droite et d'extrême gauche.

Ses deux prédécesseurs avaient pour première nomination électorale la municipalité (Sarkozy en 2008, les Pays-Bas en mars 2014), avant la régionalisation européenne, de sorte que le champ atténué.

Cette fois, c’est le premier test avec un scrutin national. Beaucoup plus révélateur que les mauvais sondages accumulés depuis six mois.

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